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Lundi 7 août 1 07 /08 /Août 09:02
Et voilà, ça va faire une semaine que j'ai créé ce blog. Encore du chemin à parcourir...Merci à tous pour vos visites et vos commentaires!
Et hop! une petite vidéo pour l'occasion:
Par Ramico - Publié dans : Divers
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Dimanche 6 août 7 06 /08 /Août 18:30



Alors que la France et les Etats-Unis s’étaient mis d’accord samedi sur un projet de résolution du conflit au Proche-Orient qui appelle Israël et le Liban « à soutenir un cessez-le-feu permanent et une solution à long terme », ce dernier a fait savoir qu’il le rejetait par l’intermédiaire du président du parlement libanais, le chiite Nabih Berrih.

Ce projet de résolution demande « une cessation complète des hostilités » entre les deux belligérants,  appelle au « strict respect par tous de la souveraineté et de l’intégrité territoriale d’Israël et du Liban », propose un échange de prisonniers entre les deux parties et prévoit par ailleurs le « déploiement d’une force internationale au Liban ». Ce projet devrait être adopté lundi ou mardi à l’ONU.

Beyrouth justifie son rejet par le fait que le projet de résolution n’appelle pas au retrait des forces israéliennes au-delà de la ligne bleue tracée par l’ONU et qui sert de frontière entre les deux pays. De plus, le Liban souhaitait un simple renforcement de la Finul plutôt qu’un déploiement d’une force internationale, et veut régler le contentieux des fermes de Cheeba (voir encadré). Pour Nabih Berrih, tout projet de résolution doit respecter le plan des sept points adopté le mois dernier par l’ensemble des membres du gouvernement libanais, y compris les ministres du Hezbollah. "Le Liban et tout le Liban rejettent toute résolution sortant du cadre de ces sept points", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Du côté israélien, le projet est accueilli avec circonspection, le chef du gouvernement Ehoud Olmert ayant demandé à ses ministres de ne pas se prononcer publiquement dessus. Ce qui n’a pas emêché le vice-premier ministre israélien Shimon Peres de déclarer que « tout cela n’est pas une affaire de jours, mais de semaines ».

Ainsi, il semblerait que la guerre continue et c'est regrettable car la France et les Etats-Unis avient réussi à surmonter leurs diivergences sur le conflit, la France demandant un accord politique avant tout cessez-le-feu (cf le "plan Chirac"). La Syrie et l'Iran ont déjà fait savoir leur désapprobation. Le secrétaire général de la Ligue arabe dont une réunion extraordinaire se tiendra  à Beyrouth lundi a exprimé lui aussi publiquement son oppostion tandis que Damas estime que ce texte "mène tout droit à la guerre". Il est pourtant urgent que le cessez-le-feu aie lieu, sans quoi le Proche-Orient risquerait un embrasement général. Et la Syrie agite la menace d'une guerre régionale...



 



Voici le plan en sept points. Ce texte demande « un cessez-le-feu immédiat et une déclaration d'accord sur les points suivants » :

 1- un engagement à relâcher les prisonniers libanais et israéliens par le canal du Comité international de la Croix-Rouge.

 2- le retrait de l'armée israélienne derrière la ligne « bleue » (tracée par l'ONU entre le Liban et Israël) et le retour des déplacés dans leurs villages.

 3- un engagement du Conseil de sécurité à placer le secteur des fermes de Chebaa sous juridiction des Nations unies.

 4- le déploiement de l'autorité du gouvernement libanais sur son territoire au moyen de ses propres forces armées légitimes.

 5- le renforcement des forces internationales des Nations unies opérant dans le sud du Liban en nombre, équipements, mandat et périmètre d'opérations autant que nécessaire pour entreprendre le travail humanitaire urgent et les opérations de secours.

 6- l'engagement des Nations-Unies à mettre en œuvre l'accord d'armistice signé par le Liban et Israël en 1949.

 7- la communauté internationale s'engage à soutenir le Liban à tous les niveaux et à l'aider à supporter l'immense fardeau résultant de la tragédie humaine, sociale et économique qui l'a frappé.

 

 

Par Ramico - Publié dans : International
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Dimanche 6 août 7 06 /08 /Août 09:29
C'est l'Union cycliste Internationale (UCI) qui a annoncé hier matin le résultat de le contre-analyse dans l'affaire de dopage impliquant le vainqueur du Tour de France 2006 Floyd Landis. Après un premier échantillon qui révélait un "taux anormalement élevé de testostérone" la semaine dernière, ce résultat est bel et bien confirmé par l'UCI.
Le coureur américain va maintenant faire l'objet d'une procédure disciplinaire qui sera ouverte par la Fédération américaine de cyclisme, US Cycling. Il encourt la suppression de son titre et une suspension de compétition pendant deux ans. Son équipe Phonak a aussitôt réagi -comme elle l'avait annoncé- par son licenciement immédiat. Il revient à Landis désormais de prouver son innocence devant les autorités sportives de son pays au cours de la procédure qui va être ouverte.

Malheureusement, il semble que cette procédure soit longue et tortueuse: Landis ne sera pas privé de son titre avant peut-être plusieurs mois. Cette lenteur est d'autant plus regrettable que le coureur s'obstine à clamer son innocence. Sacré Floyd!
Comme l'a dit le ministre des sports Jean-François Lamour sur Europe 1, il est quand même anormal que le coureur soit sanctionné sans que son équipe n'ait une quelconque remontrance. Les spécialistes le disent: toute l'équipe est au courant: les équipiers, les médecins, les masseurs, le directeur sportif. Il faut sancionner aussi l'équipe Phonak, qui de surcroît n'en est pas à sa première affaire de dopage. Tyler Hamilton a aussi été condamné pour dopage il y a deux ans...

Que pensez-vous de la sanction probable infligée à Floyd Landis ? (Suspension de deux ans dans le monde du cyclisme professionnel et suppression du titre du Tour de France) N'est-ce pas encore trop clément si l'on veut réellement marquer les esprits?
Par Ramico - Publié dans : Sport
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Samedi 5 août 6 05 /08 /Août 08:45
Zidane donnant un coup de tête à l'italien Materazzi en finale de Coupe du Monde.


Cela va bientôt faire un mois que la France a perdu face à l'Italie en finale de la Coupe du Monde et son ampleur n'a toujours pas diminué, loin de la. Le fameux coup de tête qu'à donné Zidanne à Materazzi et qui lui a valu 3 matches de suspension ainsi que 5000 euros d'amende s'est transformé en une chanson sur le point de devenir un véritable hit.
Sur un air de reggae, Zidane il a tappé vient d'atteindre en France le sommet des ventes de single et 60 000 exemplaires ont déjà été vendus par Warner Music. Dans le monde, les statistiques s'envolent: 150 000 exemplaires vendus et la chanson a été téléchargée plus de 100 000 fois! "Nous sommes en train de faire un miracle" s'exclame Thierry Chassagne, le président de Warner Music France, qui a acheté la chanson aux frères Lipszyc: Franck Lascombes, Sébastien et Emmanuel Lipszyc.
Ce succès inespéré remonte au lendemain de la finale perdue, où les parodies et autres gags sur le geste de Zidane commençaient à affluer. Déçus du résultat de la finale, les frères Lipszyc eurent l'idée de réunir tous ses commentaires dans une chanson. Le tout fut enregistré en une heure et demie. Le groupe distribua alors la chanson a cinquante de leurs amis sur internet, et 3 heures plus tard ils l'entendirent sur la radio Skyrock. La machine était lancée et elle n'est toujours pas près de s'arrêter: sûrement "tube de l'été", la chanson est diffusée dans plus de 20 pays et elle a même du succès au japon! Plus récemment, c'est un chinois qui vient de déposer une licence sur la silhouette du numéro 10 français donnant le fameux coup de tête. Il imagine déjà créer une ligne de produits avec pour logo ladite silhouette: chapeaux, T-shirts ou autres chaussures. Enfin, faut-il préciser que le sonnerie de téléphone portable Coup de boule est en tête des téléchargements?
En tout état de cause, il semble que ce coup de tête, geste à tous égards condamnable, n'a pas entaché la réputation du joueur, qui semble toujours être l'idole du public. Même les sponsors ne semblent pas en tenir compte, puisque Zidane a un contrat avec Adidas pour 2017 et qu'il pourrait même faire parti du conseil d'administration de Danone, à en croires les récentes rumeurs. Ce geste pourrait même certains experts en marketing renforcer la puissance commerciale du joueur car il lui a donné une certaine connotation de "rebelle", en phase avec les jeunes. Ce succès commercial témoigne encore du culte que beaucoup de personnes vouent encore à Zidane, symbole avant tout de l'ascenseur social réussi.

Et vous, que pensez vous de ce succès étonnant? N'est-ce pas s'enrichir d'un geste condamnable et qui ne doit pas être un exemple pour tous les jeunes pratiquant le foot?
Par Ramico - Publié dans : Société
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Vendredi 4 août 5 04 /08 /Août 09:36
Des habitants de Bint Jbeil fuient leurs habitations détruites.


Au 23ème jour de la guerre entre Tsahal et le mouvement chiite armé Hezbollah, le conflit ne semble toujours pas sur le point d'aboutir à un cessez-le-feu, même si un échange de prisonniers a été évoqué. En tout état de cause, l'objectif initial de l'armée israélienne qui était de récupérer les deux soldats capturés par le Hezbollah semble s'effacer au profit d'un autre selon des diplomates israéliens: Faire en sorte que le Hezbollah ait une image de vaincu. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'armée israélienne en est encore loin car dans la guerre d'images qui se livre en parallalèle à la guerre "réelle", elle semble avoir perdu l'avantage depuis quelques jours.


D'un côté, le Hezbollah semble renforcé dans l'opinion du monde arabo-musulman: les quelques réticences de certains pays lors de la capture des deux soldats ont été balayées en deux semaines par l'émotion que suscite la résistance acharnée du mouvement radical et les pertes infligées par Tsahal. Premièrement, cet incontestablement les images de destruction d'infrastructures -ponts, routes, aéroports, hopitaux, habitations...- et des pertes civiles qui influent le plus sur l'opinion publique: la vue continuelle de cadavres humains sortis des décombres, de femmes en pleurs maudissant Israël et de l'état de destruction du Liban est exacerbée par l'impression que Tsahal semble autant vouloir détruire le pays du cèdre qu'éradiquer le Hezbollah. Deuxièmement, la résistance acharnée de ce dernier, les pertes qu'il inflige à l'armée israélienne -notamment à Bint Jbeil où après avoir un peu rapidement proclamé la prise de ce bastion du mouvement chiite, Tsahal a essuyé de lourdes pertes et a été contraint de se replier provisoirement- légitiment la "résistance" du Hezbollah et sa popularité dans le monde arabo-musulman. Car ce combat s'est mû en un moyen de rassemblement des pays musulmans derrière le Hezbollah qui livre une guerre à l'"Occident". Ainsi, On n'a jamais autant vu de portrait de Hassan Nasrallah brandits dans les rues que depuis le conflit au Liban. Enfin, toutes ces idées sont récupéréeset amplifiées par le Hezbollah pour contribuer à renforcer l'image qu'il dégage dans la bataille: Al-Manar, télévision du mouvement radical chiite diffusée dans la majeure partie du proche-orient et pendant un temps diffusée en France, est devenue une véritable "machine de guerre"  et le symbole dans tout le monde arabo-musulman de sa lutte. Alors que des chaines comme Al-Jazeera ou Al-Arabyia s'efforcent de traiter le conflit d'une manière neutre, Al-Manar se livre véritablement à une opération de propagande: elle multiplie les images choc -cadavres civils libanais, "prises de guerres" comme le matériel pris a des soldats israéliens...- n'hésitant pas à superposer à cela les images du triste massacre de Sabra et Chatila perpétrée par l'armée israélienne...En revanche, aucune image des pertes civiles israéliennes dues aux tirs des Katiouchas, les principales roqettes du Hezbollah.
De l'autre côté, Israël aussi s'efforce de gagner la bataille de l'image: on a vu les tracts distribués par l'armée israélienne dépeignant Nasrallah en serpent et le décrivant commen un menteur. Plus récemment, elle se livre à des opérations de piratage de la télévision d'Al-Manar et des radios FM du Liban. Ainsi, selon l'AFP, en plein journal télévisé du mardi 1er août, on a pu voir des photos de cadavres gisant sur le dos, avec comme sous-titre: "C'est la photo du cadavre d'un membre des forces spéciales du Hezbollah". Puis "Nasrallah ment. Ce n'est pas nous qui cachons nos pertes". Et aussi:"Il existe un grand  nombre de cadavre de ce genre sur le terrain. Nasrallah vous cache la vérité." D'autre part, l'image donnée par Israël est vraiment mauvaise depuis le massacre de Cana où près de 50 civils sont morts. Cette bavure, qui n'est pas la première, attise la haine des pays musulmans envers Israël et contribue fortement à détériorer son image à travers le monde. Enfin, des opérateurs israéliens envoient des SMS et des message enregistrés sur des téléphones portables libanais pour relayer cette même propagande de guerre. Ainsi, plus qu'une simple guerre d'image, il s'agit aussi d'une guerre psychologique.

Ce conflit a déjà causé trop de pertes et de ravages. Il est difficile de prédire un quelconque "gagnant". Cependant, dans la guerre des images qui se déroule en parallèle, le Hezbollah a pris l'avantage.

Par Ramico - Publié dans : International
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Jeudi 3 août 4 03 /08 /Août 08:34
Nicolas Hulot, animateur et producteur de l'émission télévisée "Ushuaïa", va-t-il jouer les trouble- fête dans les élections présidentielles de l'année prochaine? C'est un entretien accordé au Journal du dimanche du 30 juillet qui lance la polémique et fait remonter au devant de la scène la question de l'écologie dans la campagne présidentielle.
Dans cet entretien, N. Hulot affirme qu'il "n'exclut pas d'être candidat" et condamne la classe politique, coupable de "se désintéresser du péril climatique, la plus grande menace qui ait jamais pesé sur l'humanité" et fustige les "écologistes": Faute de privilégier une démarche unitaire, ils sont inaudibles".

Je trouve en tout cas que sa démarche est louable car le débat sur l'écologie n'a été que trop peu considéré lors des dernières présidentielles par le PS ou l'UMP (en fait le RPR). Or, ce thème prend de plus en plus de place d'une part dans le paysage politique et d'autre part dans notre quotidien.
Politiquement d'abord: Ségolène Royal, ancienne ministre de l'environnement de 1992 à 1993 semble vouloir en fair son cheval de bataille dans la campagne si l'on s'en réfère à sa tribune parue dans Le monde du 2 août, où elle dénonce la politique du gouvernement en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. De plus, à droite, rappelons que Chirac a fait tant bien que mal rentré sa charte de l'environnement dans la constitution. D'autre part, on assiste ces dernières semaines à une profusion de possibles candidats pour un programme "écologique": José Bové, Dominique Voynet ou encore Corrine Lepage. Cependant, si Les Verts on longtemps incarné la question de l'environnement, leur ancrage à gauche les emêche de rencontrer un réel soutien de la part de l'opinion publique. Et le scrutin du parti des écologistes quelque peu grotesque qui a vu la désignation de D. Voynet candidate après de longues semaines de tractations suite à la quasi égalités des candidats au second tour n'est pas pour renforcer l'image de ce parti qui ne décolle pas dans les sondages. Pour ce qui est de José Bové, son image demeure à mes yeux trop "monothématique". Il est incontestablement la figure de l'anti-OGM et bénéficie néanmoins d'une certaine popularité car il incarne l'authenticité et la conformité de ce qu'il dit avec ce qu'il fait. Mais il n'y a pas que les OGM dans la question de l'écologie, et c'est bien là que J. Bové pourrait être en retard par rapport aux autres candidats. Si l'on ajoute à cela le fait qu'il n'a pas de "réseaux" d'élus ou de fidèles le soutenant, sa candidature risque d'être compromise...Reste Nicolas Hulot qui lui, bénéficie d'une réelle popularité contrairement au parti des Verts. Son côté "people", son silence dans les débats politiques jusqu'alors, son implication dans diverses associations humanitaires en font un candidat "neuf", une bouffée d'oxygène dans un paysage politique qui souffre d'un manque cruel de renouvellement. Alors oui, en recentrant le débat politique sur la question fondamentale de la place de l'écologie dans les programmes des candidats, cette "probable candidature" est bénéfique.
Quotidiennement ensuite. En effet, la place de la protection de l'environnement s'immisce de plus en plus dans la vie de tout les jours. L'augmentation du prix des matières premières et des hydrocarbures ainsi que les campagnes répétées visant à infléchir la consommation y ont contribué, ne serait-ce qu'en regardant la baisse des ventes de véhicule (-6%) en juillet 2006. Les Français semblent faire davantage attention à la consommation d'énergie et le marché semble lui aussi évoluer: multiplication de véhicules limitant la consommation et "plus propres", multiplication des sources d'énergie renouvelable comme l'énergie solaire et les éoliennes...Alors oui, il reste beaucoup à faire en matière d'écologie, mais nous y sommes de plus en plus impliqués. La question de l'état de la planète que nous laisserons à nos petits-enfants commence à émerger, de par les interventions de plusieurs sientifiques renommés comme Hubert Reeves, pour ne citer que lui. Les énergies renouvelables ne sont pas encore assez diversifiées: le développement des carburants moins poluants en France est en retard par rapport à d'autres pays développés voire émergeant, comme le Brésil où presque une voiture sur deux roule avec de l'essence à base de colza.

Mais attention! Tous les candidats vont chercher à récupérer plus ou moins les idées en phase avec la protection de l'environnment. Le risque est que le débat nécessaire pour notre société soit dépossédé au profit de calculs politiques. Il serait catastrophique si le candidat , une fois élu président, abandonnait toutes ses promesses en matière d'écologie...
Par Ramico - Publié dans : Politique
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Mercredi 2 août 3 02 /08 /Août 09:05


C'est le 17 juillet qu'est sorti le dernier livre de Nicolas Sarkozy Témoignage (XO éditions), date qui avait été repoussée pour cause d'intervention télévisée de Jacques Chirac le 14 juillet, un signe de rapprochement entre les deux hommes dont les relations ont été tendues? Cet ouvrage écrit en 4 mois a pour but, selon son auteur, de montrer sa vision de la politique, les valeurs au nom desquelles il prétend la conduire et de dire pourquoi il veut "accéder aux plus hautes responsabilités". Enfin, ce livre se veut "authentique", proche des gens et bien sûr le best-seller de l'été!

Dans un premier temps, l'auteur relate son parcours au sein du gouvernement depuis le "maelstrom" du 21 avril 2002 en tant que ministre de l'Intérieur puis ministre des finances. Il en profite pour présenter sa conception de l'exercice du pouvoir: être "au contact du terrain", devoir "expliquer ce que nous faisons", avoir la "culture du résultat", réfléchir avant d'agir puis une fois la décision prise, s'engager totalement sans hésiter. Puis l'auteur décrit les bonnes actions qu'il a pu entreprendre au sein du gouvernement: sa bataille pour la baisse des prix, son engagement total pour garder en vie Alstom, ses idées pour l'Europe en matière d'immigration, le G5, etc. Ensuite, Sarkozy va systématiquement partir d'un événement négatif pour présenter ses idées: la crise des banlieues? C'est l'occasion de fustiger la pensée unique, les ZEP et de présenter son modèle social fondé sur le travail, le mérite et sur l'initiative. Clearstream? C'est le fonctionnement de l'Etat qui est en cause: il faut responsabiliser le chef de l'Etat, changer le rôle du premier ministre, débattre publiquement de la politique étrangère et de la défense et restaurer enfin le rôle de contre pouvoir du parlement. le CPE? Le décalage entre la France et l'inertie d'une "sphère de l'Etat" n'en est que trop flagrant. Sarkozy présente ensuite, après avoir rappelé la suppression de la double peine, ses idées en politique étrangère ainsi qu'en matière d'immigration, avec notamment l'apologie de la discrimination positive.

C'est la première fois que je lis un ouvrage d'un homme politique, et je dois dire que j'ai du un peux me forcer pour parvenir à son terme! Non pas que la politique en général m'ennuie, bien au contraire, mais parce que j'ai du mal à lire sur des dizaines de pages des soi-disant vérités et appréciations assénées sur un ton qui frise la démagogie. S'entendre dire presque continuellement que la "France d'après" sera l'opposé de la France qui piétine, qui désespère, qui ne croit plus en elle, c'est quelque peu ennuyeux. Enfin, peut-on reprocher à M. Sarkozy ce que tout les hommes politiques font plus ou moins lorsqu'ils publient un livre?
Mais quand même, je me sens quelque peu mal à l'aise quand je lis que la caricature (à propos des caricatures de Mahomet) est "utile à la démocratie" est qu'"elle incarne un espace de liberté que la démocratie regretterait beaucoup si on l'entravait". Qui, en effet, a téléphoné a Plantu (caricaturiste dans le journal le Monde entres autres), pour lui demander d'arrêter de le représenter en moustique?? D'autre part, M. Sarkozy s'est plaint qu'on avait beaucoup parlé de ses déboires conjuguaux, ce qui aurait affecté profondément sa vie de couple. Là, c'est un peu fort: prendre cet épisode pour prétendre que maintenant il est plus proche des Français en survécu à des déboires conjuguaux qu'il a lui même a provoqués! M. Sarkozy a dit qu'on ne le reprendrait plus? Bizarrement, il y a quelques semaines en Amazonie, tous les journalistes étaient présents pour suivre le couple en pirogue...M. Sarkozy est modèle d'honnêteté? Qui alors après avoir vu la une du Match présentant Cécilia et son amant a téléphoné à Lagardère pour protester vivement et finalement pour -sûrement- provoquer l'éviction du directeur de l'hebdomadaire Alain Genestar?
Cependant, je trouve que certaines idées de M. Sarkozy sont très probantes: je suis d'accord sur la nécessité d'une immigration positive à la française, sur la responsabilisation du chef de l'état, sur la fin du monopole du chef de l'Etat en matière de politique étrangère. Je suis d'accord avec M. Sarkozy quand il dit que les 35 heures sont absurdes: tous les pays travaillent plus depuis les années 70 à commencer par les Etats-Unis alors que la France veut travailler moins. Je suis d'accord quand il fustige la retraite à 60 ans prônée par le parti socialiste dans son projet pour l'investiture 2007, car avec les perspectives démographiques que l'on connaît (de moins en moins d'actifs pour une population donnée, augmentation de la durée de vie, etc) il sera impossible de compenser tous les départs en retraite. En revanche ,en ce qui concerne l'immigration, je ne suis pas sûr de l'utilité d'une suppression des régularisations automatiques au bout de 10 ans.

Finalement, peut-on reprocher à Sarkozy d'utliser parfois un propos proche de la démagogie alors que c'est plus ou moins ce que tout le monde fait à l'approche des présidentitelles? A propos d'une certaine fracture sociale....
Par Ramico - Publié dans : Livres
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