
Alors que la France et les Etats-Unis s’étaient mis d’accord samedi sur un projet de résolution du conflit au Proche-Orient qui appelle Israël et le Liban « à soutenir un cessez-le-feu permanent et une solution à long terme », ce dernier a fait savoir qu’il le rejetait par l’intermédiaire du président du parlement libanais, le chiite Nabih Berrih.
Ce projet de résolution demande « une cessation complète des hostilités » entre les deux belligérants, appelle au « strict respect par tous de la souveraineté et de l’intégrité territoriale d’Israël et du Liban », propose un échange de prisonniers entre les deux parties et prévoit par ailleurs le « déploiement d’une force internationale au Liban ». Ce projet devrait être adopté lundi ou mardi à l’ONU.
Beyrouth justifie son rejet par le fait que le projet de résolution n’appelle pas au retrait des forces israéliennes au-delà de la ligne bleue tracée par l’ONU et qui sert de frontière entre les deux pays. De plus, le Liban souhaitait un simple renforcement de la Finul plutôt qu’un déploiement d’une force internationale, et veut régler le contentieux des fermes de Cheeba (voir encadré). Pour Nabih Berrih, tout projet de résolution doit respecter le plan des sept points adopté le mois dernier par l’ensemble des membres du gouvernement libanais, y compris les ministres du Hezbollah. "Le Liban et tout le Liban rejettent toute résolution sortant du cadre de ces sept points", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.
Du côté israélien, le projet est accueilli avec circonspection, le chef du gouvernement Ehoud Olmert ayant demandé à ses ministres de ne pas se prononcer publiquement dessus. Ce qui n’a pas emêché le vice-premier ministre israélien Shimon Peres de déclarer que « tout cela n’est pas une affaire de jours, mais de semaines ».
Ainsi, il semblerait que la guerre continue et c'est regrettable car la France et les Etats-Unis avient réussi à surmonter leurs diivergences sur le conflit, la France demandant un accord politique avant tout cessez-le-feu (cf le "plan Chirac"). La Syrie et l'Iran ont déjà fait savoir leur désapprobation. Le secrétaire général de la Ligue arabe dont une réunion extraordinaire se tiendra à Beyrouth lundi a exprimé lui aussi publiquement son oppostion tandis que Damas estime que ce texte "mène tout droit à la guerre". Il est pourtant urgent que le cessez-le-feu aie lieu, sans quoi le Proche-Orient risquerait un embrasement général. Et la Syrie agite la menace d'une guerre régionale...
Voici le plan en sept points. Ce texte demande « un cessez-le-feu immédiat et une déclaration d'accord sur les points suivants » :
3- un engagement du Conseil de sécurité à placer le secteur des fermes de Chebaa sous juridiction des Nations unies.
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